Le ukulélé est chargé en testostérone. C'est un fait avéré depuis l'anecdote de la baignoire d'Archimède qui démontra que tout ukulélé plongé dans un liquide se fait gratter de bas en haut de façon extrêmement érotique.
Afin d'étayer cette affirmation, je vous propose d'observer ce wagon de métro bondé alors qu'un strapontin se libère.
Tandis que la propriétaire de la canne, écartant vigoureusement le nourrisson de la jeune femme écrasant la rotule de l'homme qui enfonce le foie de l'écolier suffocant à grand coup de coude, se fait tacler par derrière au mépris des premiers paragraphes de la convention de Genève par un pianiste manchot membre d'un octet spécialisé dans les pièces à quatre mains de Brahms, deux jeunes gens se font face. Le temps s'arrête, la fureur et la rage ne semble plus qu'un écho lointain dont la confusion bruyante blah blah blah...
Voilà.