Un jour arrive où il est temps de dépasser la phase du ukulélé objet de fantasme, vision chimérique d’un ailleurs onirique, pour se jeter dans le grand bain et acheter son ukulélé à soi. A partir de là, on fait un peu ce qu'on veut. On peut mettre tout de suite chers voir très chers. Les probabilité que cet instrument rejoigne nos dernières et indispensables acquisitions des concours Lépine 2004 2005 2006 2007 sont tellement élevées que cette décision peut être sujet à caution. L’approche fesse-matthieu n’est pas non plus idyllique. Ebay et les magasins de musique sont inondés de ukulélés coûtant une trentaine d’euros. Ce sont des leurres ! Le gros soucis de ces engins est que l'accordage baisse de trois tons 1/2 à chaque fois qu'on a l'impudence de poser le doigt dessus. Ce sont des objets qui répugnent à toute forme de promiscuité et animés d'une farouche indépendance. D'autant que le moyen terme acceptable ne se situe pas si loin, dans les 40/60 euros. Échangeons ces ukulélés sauvageons contre un Tenson ou un Stagg par exemple, pas à se rouler par terre, mais juste et accordable (généralement, enfin la plupart du temps) . Une entrée de gamme qui met le fantasme hawaïen à portée de main et permet de bien s'amuser et de vérifier que finalement notre truc c'est pas plus l'Ikebana.

